" />

Services à domicile Ecolo & Zéro Déchet

Consommation Responsable - Pollution d'air - Réduire l'eau - Réduire les emballages - Manger 4 Saisons

Services à domicile Ecolo & Zéro Déchet

Grand âge et autonomie

Dominique Libault - Mars 2019

Dominique Libault - Mars 2019

LE BESOIN D’« ÊTRE CHEZ SOI », QUEL QUE SOIT SON LIEU DE VIE

Les gens sont plus heureux car ils sont chez eux, dans leur environnement. À l’hôpital ils sont déracinés et perdus, on rentre dans leur intimité chez eux. Ils ont leurs animaux, chat et chien, ils sont plus à l’aise et moins stressés.

(Personnel soignant, domicile, Lille)

C’est ce qu’il y a de mieux, maman rêve de finir ses jours dans son appartement. Si la personne est dans sa maison, dans ses affaires, ce n’est pas la fin.

(Aidante, Paris)

Ces perceptions négatives de la qualité des accompagnements révèlent une attente forte, indissociable de l’affirmation de la pleine citoyenneté et du libre choix de la personne âgée, celui d’« être chez soi, quel que soit son lieu de vie ».

Malgré la hausse des moyens accordés aux établissements et le développement d’initiatives locales visant notamment à renforcer l’inclusion, l’entrée en EHPAD est vécue comme une exclusion et une restriction de liberté: selon les données du Credoc, 40 % des Français qui ont un proche potentiellement concerné pensent que le processus d’entrée en maison de retraite va se faire contre l’accord de celui-ci et 80 % des Français considèrent qu’entrer en institution signifie perdre son autonomie de choix.

Cette notion d’« être chez soi » recoupe trois dimensions fondamentales2 dont aucune n’est accessoire :

  • le logement, qui sécurise des activités fondamentales que sont par exemple manger, dormir, se sentir en sécurité ;
  • l’intimité, entendue comme la faculté d’arranger son temps comme on veut, de décider de l’agencement de ses temps de vie, de disposer de moments pour soi ;
  • le fait d’être dans un lieu dont on se sent habitant, au cœur d’un voisinage et d’un environnement de vie (commerçants, services, relations avec le monde social, etc.).

Ces trois éléments indissociables de la qualité de l’aide, de l’accompagnement et du soin aux personnes âgées sont aujourd’hui trop peu souvent rassemblés sur les lieux de vie. L’attachement des personnes à rompre leur isolement et à préserver des contacts stables et de confiance, à se sentir maîtresses de l’organisation de leur journée, à prolonger leur autonomie à travers la réalisation de tâches domestiques (cuisine, ménage, aménagement de l’espace de vie, gestion des temps de vie), ne rencontre pas suffisamment des conditions de prise en charge adaptées. Elles sont pourtant fondamentales pour réactiver la capacité d’agir et le sentiment d’utilité des personnes âgées.

Cette perception d’« être chez soi » est souvent ressentie comme négligée, et ce sont logiquement les structures proposant les repères fondamentaux du sentiment d’« être chez soi » qui recueillent aujourd’hui la satisfaction des personnes et de leurs proches.

Le « chez soi » semble être la condition nécessaire d’une rupture de la solitude, de l’ennui, de la vulnérabilité de la personne âgée. Cette exigence forte à l’égard des modes d’accompagnement, à domicile comme en établissement, est aujourd’hui trop peu souvent satisfaite. Elle demande de rompre avec la standardisation de la prise en charge.

2. Selon la note d’orientation du HCFEA et du CNCPH Pour une action globale d’appui à la bientraitance dans l’aide à l’autonomie, janvier 2019

L'écologie au service de la dépendance

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article