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Grand âge et autonomie

Dominique Libault - Mars 2019

Dominique Libault - Mars 2019

UN PILOTAGE LOCAL PARTICULIÈREMENT COMPLEXE

La complexité du pilotage local de la politique du grand âge fait l’objet d‘un consensus parmi les acteurs de la concertation. Elle découle de deux caractéristiques de cette politique publique :

  • une forte interaction entre l’accompagnement social et médico-social de la personne et sa prise en charge proprement sanitaire. Celle-ci se traduit par l’intervention conjointe du conseil départemental, chef de file de l’action sociale, et des Agences régionales de santé sur le système de santé ;
  • une tension entre une logique de droits objectifs, universels, pilotés et financés au niveau national, et une logique d’aide sociale décentralisée, organisée localement au plus près des besoins de la personne âgée.

Cette complexité se décline dans de nombreux segments de la politique du grand âge : pilotage de l’offre et allocation des ressources aux établissements et services, politique de prévention, accueil et information de premier niveau, instances de coordination des interventions autour des personnes, etc.

Elle contribue à une perte d’efficience majeure, à trois niveaux :

  • pour les personnes âgées et leurs proches, les dispositifs d’accueil et d’information de premier niveau se juxtaposent sans que soit clairement identifiés une porte d’entrée ou un interlocuteur de référence. À ce titre, les forums régionaux organisés dans le cadre de la concertation font ressortir très fortement un besoin de simplification du paysage. L’objectif en serait double: rendre l’offre lisible et faciliter l’accès aux droits pour les personnes concernées. De manière plus générale, la difficulté à identifier un pilote de la politique du grand âge entretient une perception de dilution des responsabilités ;
  • pour les gestionnaires d’établissements et services (EHPAD et SPASAD surtout), la double tutelle subordonne l’allocation de ressources importantes à deux dialogues de gestion, pour des structures majoritairement de petite taille. Cette mobilisation intervient souvent au détriment d’actions de première importance pour les directions d’établissements et services: organisation et management du service, démarche qualité, promotion de la bientraitance ;
  • pour les régulateurs eux-mêmes, cette complexité est fortement consommatrice de ressources. Le chevauchement des compétences relatives à l’autorisation, à la tarification et au contrôle financier des établissements et services génère d’importants doublons. Pour les EHPAD notamment, l’ensemble des procédures est réalisé à la fois par les ARS et les Conseils départementaux. Il en découle des circuits multiples de remontées d’information, de contrôles, de demandes de compléments ou d’explications, chronophages et difficiles à assumer par les acteurs de terrain.

L'écologie au service de la dépendance

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